1. Avant de demander un crédit : se poser les bonnes questions
Un crédit privé n’est pas juste un formulaire à remplir, c’est un engagement sur plusieurs années. Avant même de contacter qui que ce soit, prends le temps de clarifier :
1.1. Pourquoi ai-je besoin de ce crédit ?
Note noir sur blanc :
- ce que tu veux financer :
- voiture, moto, travaux, déménagement, formation,
- rachat de dettes, cartes de crédit, leasing,
- imprévus (frais médicaux, séparation, etc.).
- ce qui est vraiment nécessaire par rapport à ce qui relève du confort ou de l’impulsif.
1.2. Combien me faut-il vraiment ?
Fais une liste :
- Montant des factures ou devis
- Frais annexes (émoluments, matériel, TVA, frais de livraison…)
- Épargne perso disponible (sans te mettre à zéro)
👉 Montant du crédit = Besoin réel – Contribution personnelle éventuelle
Plus tu empruntes, plus tu paies d’intérêts. Il vaut mieux un crédit un peu plus serré mais supportable, qu’un montant trop large “au cas où”.
1.3. Combien puis-je rembourser chaque mois ?
Prends un mois type et liste :
- Entrées : salaire net, rentes, allocations, autres revenus stables.
- Sorties fixes : loyer, primes LAMal, impôts (mensualisés ou provisionnés), assurances, transports, pensions, abonnements, autres crédits / leasings.
- Dépenses de vie : nourriture, vêtements, essence, loisirs (réalistes, pas “idéalement zéro”).
Ce qui reste doit permettre de :
- payer une mensualité de crédit
- garder une marge de sécurité (imprévus, petites variations de revenus, etc.)
Si tu es déjà ric-rac sans crédit, la priorité n’est pas la demande de financement, mais revoir le budget et/ou les dettes existantes.
2. Comprendre le cadre du crédit privé en Suisse (sans rentrer dans la loi au millimètre)
Sans faire un cours de droit, il y a quelques principes importants :
- Le crédit à la consommation est strictement encadré (Loi fédérale sur le crédit à la consommation – LCC).
- L’organisme doit vérifier qu’avec ton revenu, tu peux rembourser sans tomber dans le surendettement.
- Il y a un taux d’intérêt maximal légal et des règles sur la durée.
- Tu as généralement un délai de révocation (droit de réflexion) après signature, durant lequel tu peux renoncer au crédit.
Traduction concrète :
même si toi tu es prêt à prendre un risque, l’organisme n’a pas le droit de te prêter si ton budget ne passe pas.
3. Vérifier ton éligibilité selon ton profil
Les conditions varient d’un acteur à l’autre, mais on retrouve des constantes.
3.1. Salarié en CDI
Profil classique :
- contrat à durée indéterminée,
- période d’essai terminée (ou bientôt),
- revenu suffisamment stable.
C’est le profil le plus simple à financer, à condition que les charges ne soient pas déjà trop lourdes.
3.2. CDD, missions temporaires, intérim
C’est possible, mais plus sensible :
- souvent, on demande une durée minimale de contrat ou d’historique dans le même domaine,
- certaines périodes (entre deux missions, période d’essai) peuvent bloquer.
Là, le rôle d’un courtier est utile pour savoir quels partenaires acceptent ton type de profil.
3.3. Indépendant / chef d’entreprise
C’est un cas particulier :
- revenus plus fluctuants,
- besoin de présenter des comptes (bilan, comptes de résultat),
- parfois on regarde plusieurs années d’historique.
Un courtier comme Milenia ou MultiCredit peut t’expliquer :
- si la demande doit passer en crédit privé (à ton nom),
- ou s’il faut envisager un financement entreprise (crédit PME, leasing, etc.), selon le cas.
3.4. Frontalier, permis B, permis C, permis G
Les conditions peuvent changer selon :
- permis,
- durée de séjour,
- employeur et secteur,
- stabilité de la situation.
Là encore, certains partenaires sont plus ouverts à ces profils que d’autres. D’où l’intérêt de ne pas “tenter au hasard” mais de passer par des pros qui savent où envoyer quel dossier.
4. Préparer un dossier propre et complet
Plus ton dossier est carré, plus tu gagnes du temps et de la crédibilité.
4.1. Documents standard
En général :
- Copie de ta pièce d’identité
-
- permis de séjour si tu n’es pas Suisse.
-
- 3 dernières fiches de salaire (ou justificatifs de revenu).
- Contrat de travail (au moins la page avec le taux d’activité et le type de contrat).
- Extrait de l’office des poursuites récent.
- Coordonnées complètes (adresse actuelle, téléphone, e-mail).
4.2. Cas particulier : indépendant / rentier
On peut te demander en plus :
- Bilans / comptes de résultat des 1–3 dernières années,
- Attestation de rente AVS/AI ou autres rentes,
- Déclarations fiscales,
- Convention de divorce ou jugements si pensions à payer/recevoir.
Prépare tout ça avant de lancer les démarches : ça évite de perdre des jours en échanges de mails.
5. Choisir comment tu fais ta demande
Tu as trois grandes options :
5.1. Aller directement vers une banque ou un organisme de crédit
Avantages :
- tu traites en direct,
- tu peux déjà être client chez eux.
Limites :
- tu ne vois qu’une seule offre à la fois,
- tu peux difficilement savoir si ton taux est vraiment compétitif ou non.
5.2. Demander à plusieurs banques toi-même
Avantages :
- tu compares,
- tu as une idée des conditions du marché.
Limites :
- répétitif et chronophage,
- risque de multiplier les demandes et d’envoyer un mauvais signal si c’est fait n’importe comment.
5.3. Passer par un courtier spécialisé (comme Milenia ou MultiCredit)
Le courtier :
- analyse ta situation,
- sait quels partenaires acceptent quel type de profil (revenu, permis, poursuites, etc.),
- fait jouer la concurrence entre les banques pour faire descendre le taux et adapter la durée,
- t’aide à choisir la bonne stratégie : crédit simple, rachat de crédits, adaptation de la durée, etc.
Tu n’as pas besoin de raconter ton histoire 10 fois : une seule analyse, plusieurs pistes possibles.
6. Étapes concrètes pour demander un crédit privé
Tu peux le voir comme un tunnel en 7 étapes.
Étape 1 – Prise de contact
Par téléphone, e-mail ou formulaire :
- tu expliques ton projet,
- tu donnes les grandes lignes de ta situation (revenu, situation familiale, permis, autres crédits).
Un bon interlocuteur te dit déjà :
- si c’est réaliste,
- ou s’il faut d’abord régler autre chose (poursuites, rachat, baisse de montant, etc.).
Étape 2 – Simulation
On te propose en général :
- un montant et une durée,
- une estimation de mensualité et de taux,
- éventuellement plusieurs variantes (plus court / plus long).
C’est le moment de vérifier :
- si la mensualité “passe” réellement dans ton budget,
- si tu préfères payer un peu plus chaque mois pour raccourcir la durée et réduire le coût total.
Étape 3 – Constitution du dossier
Tu fournis :
- tous les documents demandés,
- des infos complètes et cohérentes (adresse actuelle, situation familiale, charges, etc.).
Un courtier sérieux vérifie ton dossier avant de l’envoyer :
- est-ce que tout est lisible ?
- les revenus sont-ils correctement indiqués ?
- la charge financière totale reste-t-elle réaliste ?
Étape 4 – Analyse par l’organisme de crédit
L’organisme :
- contrôle les documents,
- vérifie la capacité de remboursement,
- consulte les bases de données de crédit (ZEK) et éventuellement d’autres registres internes,
- évalue le risque global.
En fonction du résultat, ils peuvent :
- accepter tel quel,
- accepter avec ajustements (montant plus bas, durée différente),
- demander des compléments,
- refuser.
Étape 5 – Offre et contrat
Si le dossier est accepté :
- on te remet un contrat de crédit avec
- montant,
- durée,
- taux,
- mensualité,
- coût total,
- conditions générales.
Tu dois vraiment tout relire calmement.
Étape 6 – Délai de réflexion / révocation
En Suisse, tu disposes d’un délai légal (droit de révocation du contrat) durant lequel :
- tu peux renoncer sans devoir te justifier,
- les fonds ne sont généralement pas versés avant la fin de ce délai.
C’est un temps précieux pour :
- vérifier que tu es toujours d’accord,
- comparer si tu as une autre offre,
- faire marche arrière si tu as un doute.
Étape 7 – Versement des fonds
Une fois le délai passé et le contrat définitivement valable :
- les fonds sont versés sur le compte convenu,
- tu commences à rembourser selon l’échéancier (mensuel, en général).
7. Optimiser ton dossier avant la demande
7.1. Au niveau administratif
- Mets à jour ton adresse partout.
- Règle, si possible, les petites poursuites ou actes récents.
- Vérifie qu’il n’y a pas d’incohérences flagrantes entre ce que tu déclares et ce qui figure sur tes documents.
7.2. Au niveau financier
- Si tu as de petites dettes très coûteuses (cartes de crédit, petits crédits à 12–14 %), prépare l’idée d’un rachat plutôt que d’empiler encore un crédit.
- Évite les découverts permanents sur ton compte.
- Stabilise ton niveau de dépenses avant la demande.
7.3. Au niveau du montant
- Descends un peu le montant si la mensualité est trop haute.
- Évite “crédit + marge de confort” exagérée : c’est ce qui plombe la capacité d’emprunt plus tard.
8. Erreurs fréquentes à éviter
- Sous-estimer ses charges en se disant “ça ira”… puis se retrouver coincé chaque mois.
- Faire 5 demandes en parallèle sans stratégie : ça donne l’impression que tu “quémandes partout”.
- Mentir sur les poursuites ou crédits existants : ça finit presque toujours par ressortir.
- Ne regarder que la mensualité sans regarder le coût total (durée, intérêts).
- Prendre un crédit pour couvrir un mode de vie trop élevé, sans revoir le budget de base.
9. Quand penser au rachat de crédits plutôt qu’à un nouveau crédit ?
Si tu as déjà :
- 2 ou 3 crédits,
- des cartes de crédit ou paycards avec soldes élevés,
- un leasing voiture trop cher,
il est parfois plus intelligent de :
- regrouper ces dettes dans un seul crédit privé,
- avec une mensualité adaptée,
- et un taux global souvent plus bas que la combinaison des anciens.
C’est typiquement le genre de travail que font Milenia et MultiCredit :
analyser ta situation dans son ensemble, pas juste “ajouter un crédit en plus”.
10. Demander un crédit privé de manière responsable
En résumé, un crédit privé peut être :
- un levier utile (projet, voiture, rachat de dettes coûteuses, imprévus),
- ou un piège si l’on ferme les yeux sur la réalité du budget.
Les bons réflexes :
- être transparent,
- accepter qu’un “non” est parfois une protection,
- ne pas dépasser ce que l’on peut raisonnablement rembourser,
- se faire accompagner si la situation est complexe (plusieurs crédits, poursuites, statut particulier).
11. Coordonnées de Milenia et MultiCredit
Milenia
Milenia SA
Route de la Conversion 314
1093 La Conversion (VD)
Téléphone : 021 588 20 00
Portable : 079 807 34 33
E-mail : info@milenia.ch
MultiCredit
Cashflex MultiCredit Sàrl
Rue de la Banque 4, CP 77
1701 Fribourg
Téléphone fixe : 026 322 23 10
Portable : 079 936 31 75
E-mail : info@multicredit.ch
