Savoir faire Suisse

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Le savoir-faire dans le monde de l’entreprise, c’est tout ce qui fait que deux structures qui font “la même chose” n’obtiennent pas du tout les mêmes résultats.

Ce n’est pas juste de la théorie, ni juste de l’expérience :
c’est la manière concrète de faire les choses pour créer de la valeur.


1. Ce qu’on appelle vraiment “savoir-faire”

On peut le résumer ainsi :

Savoir-faire = savoir + expérience + méthodes + capacité à agir dans le réel pour obtenir un résultat.

Dans une entreprise, le savoir-faire, c’est par exemple :

  • La manière d’accueillir un client au téléphone.
  • La façon d’organiser une tournée de déménagement pour ne pas perdre de temps.
  • La technique d’un médecin esthétique pour obtenir un résultat naturel.
  • La façon dont une équipe tech gère un incident critique sans paniquer.

On distingue souvent :

  • Le savoir : connaissances théoriques (lois, techniques, concepts).
  • Le savoir-faire : comment on s’y prend concrètement.
  • Le savoir-être : attitude, posture, comportement (calme, empathie, sens du service…).

Le savoir-faire est donc le pont entre la théorie et la réalité du terrain.


2. Les grandes formes de savoir-faire en entreprise

a) Le savoir-faire technique et opérationnel

C’est la maîtrise du métier au quotidien :

  • Le cuisinier qui sort 50 assiettes identiques et chaudes en plein rush.
  • Le déménageur qui sait démonter un meuble complexe sans l’abîmer.
  • Le développeur qui sait livrer un code propre, testable et maintenable.
  • L’assistante qui gère un agenda complexe sans louper un rendez-vous.

C’est souvent ce qu’on associe en premier au “vrai métier”.


b) Le savoir-faire organisationnel

C’est tout ce qui fait que l’entreprise tourne :

  • Savoir organiser une équipe, un planning, des priorités.
  • Savoir structurer un projet, une réunion, un suivi client.
  • Savoir gérer les urgences sans sacrifier le reste.

Deux entreprises ayant les mêmes profils peuvent donner des résultats opposés, simplement parce que l’une a un meilleur savoir-faire organisationnel :
processus clairs, responsabilités définies, outils bien utilisés, pas de perte d’information.


c) Le savoir-faire relationnel et commercial

Ici, on parle de la relation humaine :

  • Savoir écouter un client, reformuler son besoin, le rassurer.
  • Savoir annoncer une mauvaise nouvelle sans casser la relation.
  • Savoir gérer un conflit interne sans laisser pourrir la situation.
  • Savoir vendre sans manipuler, en se positionnant comme conseil.

Dans beaucoup de secteurs (médecine esthétique, chirurgie, déménagement, restauration, conseil…), ce savoir-faire relationnel pèse aussi lourd que la technique.


d) Le savoir-faire stratégique

C’est la capacité à :

  • Choisir pour qui on travaille (cible de clients).
  • Choisir ce qu’on ne fait pas (dire non aux mauvaises demandes).
  • Fixer des priorités, allouer des ressources, arbitrer.
  • Lire le marché, anticiper les changements, adapter l’offre.

Ce n’est pas de la “vision abstraite” : c’est la manière très concrète dont une direction prend des décisions jour après jour.
Deux dirigeants avec la même information n’auront pas les mêmes résultats, parce qu’ils n’ont pas le même savoir-faire stratégique.


3. Savoir-faire individuel, collectif et organisationnel

a) Le savoir-faire individuel

C’est l’expertise propre à une personne :

  • Un chirurgien avec 20 ans d’expérience.
  • Un chef de chantier qui “voit” en 5 minutes ce qui va poser problème.
  • Une chargée de clientèle qui désamorce les situations délicates immédiatement.

Ce savoir-faire est précieux mais fragile : si la personne part, l’entreprise perd une partie de sa valeur.


b) Le savoir-faire collectif

C’est ce qui se crée entre les personnes :

  • Les routines d’équipe (comment on se parle, comment on se coordonne).
  • La capacité à gérer un rush ensemble sans se marcher dessus.
  • Les réflexes communs (“chez nous, quand un client appelle pour X, on fait Y”).

On le voit bien dans une équipe rodée : pas besoin de grandes réunions, chacun sait comment l’autre travaille.


c) Le savoir-faire organisationnel (le plus stratégique)

C’est quand le savoir-faire :

  • Est formalisé (procédures, check-lists, scripts).
  • Est transmissible (on peut former un nouveau collaborateur).
  • Ne dépend plus d’une personne en particulier.

Exemples :

  • Un protocole d’accueil en clinique.
  • Un script téléphonique pour expliquer un crédit.
  • Une check-list pour chaque déménagement (ascenseur, autorisations, emballage…).
  • Un processus de traitement des leads en agence digitale.

C’est ce passage du “je sais faire” au “nous savons faire, et on peut l’enseigner” qui transforme une activité artisanale en véritable entreprise.


4. Comment le savoir-faire se construit

Le vrai savoir-faire ne tombe pas du ciel. Il se construit en plusieurs étapes :

  1. Essais – erreurs
    On teste, on se trompe, on corrige.
    Les entreprises qui progressent sont celles qui acceptent d’apprendre de leurs erreurs plutôt que de les cacher.
  2. Observation et retour d’expérience
    On se demande systématiquement :

    • Qu’est-ce qui a bien marché ?
    • Qu’est-ce qui a mal marché ?
    • Qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on change ?
  3. Formalisation
    On transforme ce qui marche en :

    • procédures,
    • modèles de mails,
    • scripts téléphoniques,
    • check-lists,
    • “playbooks”.
  4. Transmission
    On forme les nouveaux, on accompagne, on corrige, on aligne.
    Le savoir-faire ne grandit que s’il circule.
  5. Amélioration continue
    Le savoir-faire n’est jamais figé : le marché change, les technologies changent, la clientèle aussi.
    Une entreprise avec du vrai savoir-faire le remet régulièrement en question, le met à jour.

5. Pourquoi le savoir-faire est un avantage concurrentiel clé

Dans la pratique, le savoir-faire :

  • Est difficile à copier. On peut copier un site, un logo, un texte. Mais pas 10 ans d’expérience sur le terrain.
  • Permet de faire mieux et pas seulement “moins cher”.
  • Crée de la confiance :
    • savoir-faire technique → qualité, sécurité ;
    • savoir-faire relationnel → sentiment d’être bien pris en charge ;
    • savoir-faire organisationnel → ponctualité, fiabilité ;
    • savoir-faire stratégique → entreprise qui dure, ne fait pas n’importe quoi.

Une entreprise peut survivre sans gros moyens, sans gros marketing, mais jamais sans savoir-faire.
À l’inverse, une entreprise avec un bon marketing mais peu de savoir-faire finit par se heurter au mur des avis clients, de la réputation et des problèmes internes.


6. Comment une entreprise peut renforcer son savoir-faire (en pratique)

Même si tu ne l’as pas demandé, ça complète bien :

  1. Recruter sur le potentiel de savoir-faire, pas seulement sur le CV : capacité d’apprendre, rigueur, curiosité.
  2. Organiser le transfert d’expérience : binômes seniors/juniors, ateliers internes, retours d’expérience.
  3. Documenter ce qui marche : ne pas laisser les bonnes pratiques dans la tête d’une seule personne.
  4. Mettre en place des standards, mais avec un peu de latitude : un bon cadre + une marge de manœuvre intelligente.
  5. Mesurer : qualité, délais, satisfaction, erreurs → pour ajuster le savoir-faire en continu.

En résumé :

Le savoir-faire dans le monde de l’entreprise comme à Genève ou ailleurs, c’est la manière unique dont une organisation transforme ses compétences, ses expériences et sa culture en actions concrètes efficaces.
C’est ce qui fait qu’un restaurant, un déménageur, une clinique ou une agence digitale ne sont pas juste “un de plus”, mais deviennent une référence sur leur marché.

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