En Suisse, un rachat d’or (bijoux, pièces, lingots, or dentaire, “bris d’or”) se déroule généralement de façon assez standard. L’important, c’est de comprendre comment le prix est calculé, comment l’or est testé, et quelles pratiques éviter.
1) Ce que vous apportez et comment c’est trié
Selon le type d’or, le racheteur va trier par catégories :
- Bijoux : souvent en 18K (750), 14K (585), 9K (375), parfois 22K (916).
- Pièces : type Vreneli, Napoléon, etc. (souvent mieux valorisées que du simple “scrap” si elles ont une demande).
- Lingots : généralement les plus simples à valoriser (si scellés + certificat, c’est encore mieux).
- Or dentaire : alliages variables (souvent avec palladium/argent), nécessite parfois une analyse plus poussée.
Le tri se fait souvent par titre (carat / millièmes), car le prix dépend de la pureté.
2) Test de l’or : ce que font les pros
Un comptoir sérieux cumule plusieurs méthodes (et vous montre ce qu’il fait) :
- Contrôle des poinçons (ex. 750, 585, 999.9…)
- Test à l’acide + pierre de touche (courant pour les bijoux)
- Aimant (l’or n’est pas magnétique ; ça élimine des contrefaçons grossières)
- Mesure XRF (spectromètre) : rapide et précis pour connaître la composition (très bon signe si disponible)
- Pesée sur balance calibrée (idéalement visible, avec tare si enveloppe/plateau)
⚠️ Si on refuse de tester devant vous, ou si la pesée n’est pas claire : mauvais signal.
3) Comment le prix est calculé (la formule simple)
La base, c’est le cours de l’or (spot) + une marge (le racheteur doit couvrir coûts, fonte, raffinage, risque).
En pratique, pour du “bris d’or” (bijoux cassés), l’offre ressemble à :
Prix payé = Poids (g) × Pureté (ex. 0,750) × Cours du gramme (CHF) × (1 – marge/frais)
- Le point clé, c’est la marge : elle varie selon le type (lingot/pièce/bijou), le volume, et le canal (comptoir vs envoi postal).
4) Offre, contre-offre et paiement
Vous recevez une offre (par catégorie), souvent immédiatement.
- Vous avez le droit de refuser et repartir avec vos objets.
- Un acteur sérieux peut vous fournir un bordereau (poids, titre, prix, date, identité du racheteur).
Paiement : souvent virement (et parfois cash selon montants et politiques internes), mais en Suisse les exigences KYC/anti-blanchiment sont strictes : on vous demandera fréquemment une pièce d’identité, parfois des infos supplémentaires selon les montants/risques.
5) Ce qui fait varier fortement l’offre
- Pièces/lingots : parfois meilleure valorisation que des bijoux, surtout si facilement revendables.
- Bijoux de marque / joaillerie : un comptoir “rachat d’or” paie souvent au poids, pas à la valeur “bijou”. Si c’est signé (Cartier, etc.), faites aussi estimer “bijouterie”.
- Pierres : souvent non payées dans une offre “rachat d’or” (ou alors très peu). Demandez si les pierres peuvent être rendues.
- Alliages : l’or blanc/rose/jaune peut avoir la même pureté ; c’est le titre qui compte, pas la couleur.
6) Les pièges classiques à éviter
- Prix “au gramme” annoncé sans préciser le carat (18K ≠ 24K).
- Pesée non visible ou balance douteuse.
- “Frais” flous (fonte, analyse, traitement) non annoncés avant.
- Pression psychologique (“c’est maintenant ou jamais”).
- Rachat par correspondance : pratique, mais risqué si vous ne connaissez pas l’entreprise (perte, litige sur poids/titre, etc.). Si vous le faites, exigez traçabilité, assurance, conditions écrites.
7) Bon réflexe en 3 minutes avant d’y aller
- Triez vous-même : bijoux, pièces, lingots.
- Repérez les poinçons (750 / 585 / 999…).
- Regardez le cours du jour (juste pour avoir un ordre d’idée) et comparez 2–3 offres.
Un article proposé par Vendre mon or, Achat or avec une bonne offre

